ART-THERAPIE

L'art est un pas de la nature vers l'infini

Khalil Gibran 

 

 

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours dessiné…

J’y ai consacré mes études, puis ma profession.

Et la dépression, l’addiction à l’alcool et au cannabis m’ont mise à terre, et anesthésiée. Je ne ressentais plus le besoin de m’exprimer, si ce n’est pleurer.

Lors de mon premier sevrage en clinique psychiatrique, il y avait un atelier d’art thérapie. Je m’y suis rendue, avec timidité. Et j’ai renoué.

J’ai renoué avec le plaisir de laisser courir mon crayon sur une feuille, y étaler des couleurs.

J’ai renoué avec le Choix : choisir tel ou tel trait, telle ou telle couleur, telle ou telle composition.

J’ai renoué avec le Temps. J’ai fait un pont avec mon passé, mon plaisir d’enfant à créer des images, retranscrire ou sublimer la réalité, tout en y échappant, grâce au dessin.

Je me suis réconciliée avec ce temps qui passe.

 

Quand je dessine, ou peins, j’ai l’impression de toucher le temps. Je ne peux pas le définir autrement. C’est comme une soupape de sécurité, par laquelle s’échappent mes tensions, mon incompréhension du monde.

 

Au fil de ce temps, je me suis remise à dessiner, puis à peindre, sur des formats de plus en plus grands ; des visages, des paysages, des corps nus, des portraits, aux crayons, aux pastels, à l’aquarelle, à l’encre, à l’huile…

J’ai renoué avec moi-même

 

 

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Dessin réalisé en cours de thérapie, lors d'une crise d'angoisse. laisser partir mes émotions...

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Quelques années plus tard, lors de ma dernière cure.